Entendre l’appel du réel, voilà l’enjeu. Quelle que soit l’évolution des technologies, avec lesquelles la poésie compte désormais, le besoin de résonance alimente toujours le désir d’écriture. La musique, une simple voix, un mot, tout peut devenir un appel. Un éveil de la conscience, une cause d’indicible curiosité.

L’engagement est souvent la réponse à un appel, un ébranlement du réel, un retour du monde en dislocation.

L’histoire personnelle ou collective est, de tout temps, jalonnée de ces fulgurances où l’individu ou la collectivité revient d’un songe ou d’une illusion, entend dans le brouhaha universel un appel à l’engagement, l’énergie d’aller au combat, la volonté de surgir sur la scène universelle.

Un homme et à une femme font partie, encore et toujours, des grandes figures de notre temps. Il en est d’autres, partout dans le monde, mais ces deux figures sont des symboles.

Un homme qui au milieu du drame le plus terrible du siècle passé a dit non et a lancé dans le vacarme du monde son appel à l’espoir. De Gaulle est l’homme de cet engagement. Qu’est-ce qu’être un homme libre aujourd’hui ? Quel est le sens de l’engagement ? Quelles en sont les voies ? Comment l’Histoire est-elle une leçon et de quelle manière doit-elle prémunir contre le réveil des bêtes immondes ? A ces questions répond le Prix spécial Charles de Gaulle de l’engagement.

Jean-Marc Muller, Président-fondateur de Poésie en liberté
Matthias Vincenot, Poète, Docteur ès Lettres,
Chevalier des Arts et Lettres, Directeur artistique de Poésie en liberté.


Prix spécial Charles De Gaulle
de l’engagement

Thème imposé : L’Engagement
Forme libre
Maximum 30 vers ou lignes

Une femme à sa manière, au plus fort du même combat, a rencontré l’enfer, affirmé l’égalité et l’émancipation de tout être humain. Simone Veil, revenue des camps de la mort, a incarné la lutte contre l’antisémitisme et pour le droit des femmes. Comment être femme aujourd’hui, dans l’affirmation de la liberté, contre toutes les formes d’oppression, jusqu’aux plus insidieuses ? Comment ne pas pervertir le message porté par Simone Veil en justifiant, au nom de la liberté, d’autres soumissions ? Comment être femme aujourd’hui, devant les nouvelles résurgences nauséabondes ? A ces questions répond le Prix spécial Simone Veil « Être femme aujourd’hui ».

Jean-Marc Muller, Président-fondateur de Poésie en liberté
Matthias Vincenot, Poète, Docteur ès Lettres,
Chevalier des Arts et Lettres, Directeur Artistique de Poésie en liberté.


Prix spécial Simone Veil
« Être femme aujourd’hui »

Thème imposé :
Être femme aujourd’hui
Forme libre
Maximum 30 vers ou lignes

L’enfant étant un homme, ou une femme, ses droits sont imprescriptibles, et il est nécessaire de les défendre avec la même vigueur, pour avoir conscience que, malheureusement, il arrive que l’humanité soit un défi. L’enfance n’a pas quitté depuis si longtemps les jeunes de 15 à 25, et souhaitons leur de préserver toujours une part de cette enfance. Nous souhaitons qu’ils aient à coeur de défendre les Droits de l’enfant, qui sont ceux de nous tous.

Matthias Vincenot, Poète, Docteur ès Lettres,
Chevalier des Arts et Lettres, Directeur artistique de Poésie en liberté.


Prix spécial international
des Droits de l’Enfant

Thème imposé : Droits de l’enfant
Forme libre
Maximum 30 vers ou lignes

Prix spécial de l’humour Jean L’Anselme

Jean L’Anselme (1919-2011) est né un 31 décembre à minuit, ce qui, convenons-le, plaçait d’office son existence sur des rails peu communs. C’était un poète de l’humour, ni niais ni facile, où le potache peut être subtil, où le rire permet de s’interroger sur le monde. Jean L’Anselme avait été résistant, il savait le prix de la vie. Proche de l’art brut, c’était un ami de Jean Dubuffet, ainsi que de Gaston Chaissac. Membre du jury du Prix Apollinaire, l’un des plus prestigieux Prix de poésie, il l’était aussi de celui du Prix de l’humour noir. A la Sorbonne, nous l’avions fêté, pour ses quatre-vingt-dix ans, avec quelques-uns de ses amis, dont la chanteuse Martine Caplanne, intense interprète des poètes, et la comédienne Danièle Evenou, qui en est une formidable diseuse. C’était également un réjouissant auteur d’aphorismes, sous le pseudonyme unique de Maxime (prénom) Dicton (nom de famille). En voici deux : « La course du guépard est superbe ; c’est un spectacle inoubliable mais fort rare car, généralement, on court devant. », ou encore « Il ne faut pas laisser un con au repos sinon il se prend pour le roi ».

Aujourd’hui, Poésie en liberté crée un Prix spécial de l’humour Jean L’Anselme. Nous sommes honorés que son fils, Jean-Philippe Minotte, nous ait autorisés à lui donner son nom. Aucune forme d’humour ne lui était étrangère, et il est l’un des plus grands poètes du XXème siècle (et du début du XXIème).

A vous, désormais, d’écrire sous sa bienveillante attention.

Matthias Vincenot

Voici un poème de Jean L’Anselme, paru dans La foire à la ferraille (Editeurs français réunis, 1974).

Art poétique

Vingt fois sur le métier

dépolissez l’ouvrage,

un vers trop poli

ne peut pas être… au net.

Méfiez-vous des vers luisants !

Faites du vers dépoli

votre vers cathédrale.

Un poème au pied bot

ne peut être que bancal.

Et deux poèmes de Jean L’Anselme, parus dans Le ris de veau (éd. Rougerie, 1995)

L’émigrant

Pas de travail.

Pas de famille.

Pas de patrie.

Vive pétrin !

C’est le grand amour

Elle avait des lunettes

Et lui aussi

Si bien qu’ils se voyaient mieux

Pour se regarder dans les yeux.

Elle avait un Sonotone

Et lui aussi

Si bien qu’ils s’entendaient bien

Et restaient sourds à tout ce qui les entourait.

Mais il avait un grand nez

Et elle était obligée de se mettre très en biais

Pour l’embrasser

Et sa moustache

Ça la chatouillait…

Il n’y a pas de bonheur complet.

Matthias Vincenot, Poète, Docteur ès Lettres,
Chevalier des Arts et Lettres, Directeur artistique de Poésie en liberté.


Prix spécial Jean L’Anselme
de l’humour

Pas de thème imposé
Forme humoristique
Maximum 30 vers ou lignes

Le Prix spécial « Dis-moi dix mots ». Initié par l’Académie française, propose dix mots imposés chaque année. Il y faut donc faire preuve d’imagination pour que ces mots, bien utilisés, s’intègrent suffisamment dans le poème pour s’y faire oublier.

Matthias Vincenot, Poète, Docteur ès Lettres,
Chevalier des Arts et Lettres, Directeur artistique de Poésie en liberté.


Prix spécial Dis-moi dix mots

Doit contenir les dix mots : arabesque, composer, coquille,
cursif/-ive, gribouillis, logogramme, phylactère, rébus, signe, tracé.
Maximum 30 vers ou lignes

Vivre avec, qu’est-ce que c’est ? « Vivre » : d’accord, mais « avec » : avec quoi ?

Vivre : on ne se pose pas la question, on vit. Et puis un jour – changement : un événement, une perte, un inattendu. Quelque chose de nouveau survient et « vivre » devient un sujet de réflexion, prend un sens nouveau, différent.

C’est sur ce thème que nous vous proposons de réfléchir cette année. Réfléchir sur l’avant qui n’existera plus, l’événement qui a tout bouleversé, sur le vivre après, ce qu’il faut penser, construire, sur cette vie qui n’est plus tout à fait la même : la vie avec.

Margot – Vivre Avec

Le Prix spécial « Vivre avec » a été initié par la blogueuse Margot, afin de transcender les souffrances, de montrer comment, quelles qu’elles soient, on peut « Vivre avec ». Ce Prix met au coeur de sa démarche l’invincible espoir qui ouvre toutes les portes. La Fondation Jacques Chirac, présidée par Françoise Béziat, apporte désormais son soutien à cette démarche.

Matthias Vincenot, Poète, Docteur ès Lettres,
Chevalier des Arts et Lettres, Directeur artistique de Poésie en liberté.


Prix spécial Vivre avec

Thème imposé : Vivre Avec
Forme libre
Maximum 30 vers ou lignes