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Photographies. Le mercredi 2 mai 2018 a eu lieu le Comité de lecture 2018 au Lycée Maurice-Ravel de Paris.

Prolongations

Prolongations

Pour ses 20 ans, 20 jours de plus pour participer !

20 ans d’émotions et de partages, 20 ans d’une utopie concrète, qui se poursuit.

20 ans de poésie des 15-25 ans qui témoignent de notre époque.

20 jours de plus pour fêter les 20 ans de Poésie en liberté, pour permettre au plus grand nombre d’accéder à un ordinateur (cela ne va pas toujours de soi), à Internet, et à braver les perturbations, intérieures comme extérieures, pour envoyer un poème.

20 jours de plus pour décider d’être lu avec bienveillance et objectivité.

20 jours de plus pour 20 ans de Poésie en liberté.
C’était bien le moins pour fêter le plus bel âge.

 

 

Jean-Marc Muller, Président-fondateur
Matthias Vincenot, Docteur ès Lettres, Chevalier des Arts et des Lettres, Directeur artistique.

La Ville d’Issy les Moulineaux, par ses divers engagements, met la culture au cœur de la cité, et la poésie y tient une place importante. Il est des évidences qui ne vont pas de soi, et acter celle-ci demande une certaine audace, dont la Ville ne manque pas.

L’Espace Andrée Chedid y mène son bonhomme de chemin au milieu des poètes et des traditions culturelles des nations, et en creusant le sillon de la poésie, prépare son avenir. Dans ce lieu, résonnent les pas de la rencontre, les poèmes lus et entendus, les musiques d’ici et d’ailleurs.

L’énergie qu’on trouve à Issy, de la part de la municipalité et des différents acteurs culturels et sociaux de la ville, émeut les citoyens de tous âges. De l’école aux universités, l’enthousiasme de la jeunesse, la volonté de la municipalité, l’engagement des entreprises donnent un vertige singulier : celui d’une authentique renaissance culturelle où la beauté occupe la place que l’on découvre dans l’histoire des grandes villes de siècles plus anciens.

Il ne faut pas sous-estimer qu’en ensemençant les esprits dès les années les plus tendres, on se projette vers des avenirs imprévisibles, mais féconds. On porte les peuples en avant pas seulement par des projets, mais par des actes qui font confiance aux jeunes générations, aux artistes, aux créateurs dans tous les domaines de l’activité humaine.

Il faut espérer qu’une nouvelle ère de villes inventives, généreuses, audacieuses, se dessine en ces temps où tant de nouveaux possibles peuvent nourrir l’espoir d’un monde qui se craint vieux et fatigué.

La rencontre entre cette ville et l’ambition de Poésie en liberté ne tient pas seulement du hasard, mais aussi de la nécessité.

Jean-Marc MULLER, Président de Poésie en liberté
et Matthias VINCENOT, Directeur artistique de Poésie en liberté

 

Photographies : Michel Séguignes

Soirée des 20 ans

Soirée des 20 ans

Tout au long de l’année 2018, nous fêterons ces 20 ans, autour d’événements qui seront autant d’occasions de rencontres, de retrouvailles, de projets.

Les premiers participants ont aujourd’hui entre 35 et 45 ans.

Réunissons donc la grande famille poétique de Poésie en liberté ! Ayons 20 ans tous ensemble.

 

 

Anciens lauréats, anciens jurés, vous faites votre chemin en suivant des parcours divers. Retrouvons-nous, autour de la poésie, des mots et des notes

Vous faites la ronde autour du monde et participez à la vitalité de la vie littéraire, de la francophonie, de la vie tout simplement.

Une partie de l’équipe de départ est toujours là et porte vaillamment le flambeau des origines, fidèle à l’esprit des fondateurs. L’équipe s’enrichit aussi de nouvelles personnes, pour aller vers un horizon commun.

En jetant un coup d’œil vers les débuts, on ne peut qu’être surpris de voir une aventure si fragile au départ se perpétuer durant tant d’années. L’enthousiasme se révèle un moteur inépuisable.

Ce vingtième anniversaire est l’occasion de remercier ceux qui ont apporté leur aide avec ténacité et fidélité. La structure a certes évolué, mais sa base n’a jamais vacillé.

En 20 ans, Poésie en liberté compte plus de cent dix mille participants venant de 150 pays différents, francophones ou non, c’est unique.

Continuons ensemble le Tour du Monde de la poésie !

Nous appelons tous les participants au concours Poésie en liberté depuis le début, tous les complices de l’aventure, à venir nous retrouver :

Jeudi 24 Mai à 20h  » Poésie en liberté : la soirée des 20 ans « , à la mairie du 5ème arrondissement de Paris (en face du Panthéon).

 

 

Dans le cadre du Festival Quartier du livre, d’anciens lauréats qui poursuivent leur route poétique partageront la scène avec des poètes contemporains importants, avec un moment en chanson par Lili Cros et Thierry Chazelle, et une courte carte blanche laissée à un établissement du 5ème arrondissement.

Jean-Marc Müller, président-fondateur,
et Matthias Vincenot, directeur artistique

 

 

Invitation

Flyer

 

Poésie en liberté et le lycée Charles Péguy à Orléans ont vingt ans en même temps. Une bonne raison pour s’y retrouver lundi 22 janvier autour du partage de la poésie.

Une centaine de jeunes entre 15 et 20 ans se sont retrouvés dans l’amphithéâtre, avec leurs professeurs, Madame Elisabeth Batier et Madame Léa Athenion, et en présence de la proviseure, Madame Michèle Martin.

Notre directeur artistique, le poète Matthias Vincenot, a longuement échangé avec les jeunes. Il a été question de l’écriture, des influences, de l’inspiration, certains poèmes ont été cités, d’autres ont été dits par les élèves, curieux d’expériences littéraires.

Un élève du lycée qui avait été membre du jury a parlé de ce moment important pour lui, sous le regard attentif des autres.

Ces échanges ont permis de donner l’envie de poésie, de la poésie en vie, comme le prouvent les 4000 participants annuels de Poésie en liberté, et la parution, tous les mois de novembre, de l’anthologie des poèmes primés et sélectionnés, aux éditions Bruno Doucey.

Le lycée Charles Péguy compte depuis longtemps des lauréats et des jurés du concours. Cette passion est à présent ancrée dans l’expérience d’un nombre croissant de jeunes.

Nous poursuivons, et poursuivrons donc ensemble cette tradition d’avenir.

Photographies : Julie Biet

« Vingt ans, l’espace à peine d’une enfance », selon les mots de Victor Hugo, c’est l’âge de Poésie en liberté en 2018, le même qu’un grand nombre de ses participants, puisqu’ils ont entre 15 et 25 ans. Certains n’étaient pas nés en 1998, et d’autres qui naissent aujourd’hui seront poètes, et avant vingt ans.

Le concours international Poésie en liberté accompagne cette marche du temps, montrant qu’il se trouve plusieurs milliers de jeunes chaque année qui écrivent et envoient leurs poèmes. Qui l’aurait imaginé ? Qui l’imaginerait encore ? Et pourtant…

Le nombre des participants au concours Poésie en liberté est à présent impressionnant : plus de 110 000 lycéens, étudiants et apprentis, venant de 150 pays, ont perturbé les défaitistes, irrité les empêcheurs de rêve, ému les âmes généreuses, accompagné les vies.

La passion est contagieuse, et des partenaires de toute sorte continuent à suivre ce grand moment poétique annuel, et d’autres nous rejoindront, nous le savons. Qu’ils soient ici tous remerciés.

Des milliers de professeurs, de poètes, d’artistes, de proviseurs, nous accompagnent pour convaincre les intrépides de chaque génération qu’ils ont raison de se risquer dans l’aventure.

La cloche des 20 ans va retentir. Les nations représentées sont nombreuses. En Europe, en Afrique, aux Amériques, en Océanie, en Asie. Surprenante diversité des humains, de leurs regards, de leurs mots.

La poésie est une manière simple de pouvoir dire l’indicible, elle transmet l’impalpable. Elle met chacun face à soi-même, dans sa vérité.

Les poèmes lauréats du concours, publiés désormais par les éditions Bruno Doucey dans une anthologie annuelle, sont un témoignage incomparable des doutes, des craintes, mais aussi des joies et des espoirs d’une génération qui sans cesse se renouvelle, et sans cesse témoigne de son ancrage dans la société.

Le clavier est allumé en permanence dans le monde entier. La liberté inspire les peuples et libère leurs émotions. La rencontre des 20 ans se prépare dès aujourd’hui. Chacune, chacun y a sa place.

Jean-Marc MULLER, Matthias VINCENOT

 

 

Jen ekzemplo de poemo, kun provo de traduko en la franca.
Voici un exemple de poème en espéranto, avec essai de traduction en français.

Poème Esperanto-Français

Poème Esperanto-Français

 

 

L’Homme comme tout vivant grandit, vieillit et dépérit. L’enfant porte la vie nouvelle qui advient par une volonté mystérieuse de forces agissantes, où la nature et l’action humaine conjuguent leurs hasards et leurs nécessités.

Le petit d’Homme porte tous les possibles de l’humanité. Il est la génération qui remplace les aïeux. Il est l’avenir qui produit la sagesse de demain, les savoirs de la survie, la réalisation d’espoirs merveilleux.

Il est l’une des parts les plus fragiles de l’espèce. Il dépend des soins des générations précédentes, de leurs acquis et surtout de leur bienveillance, de leur protection, de leur bienfaisance.

C’est ainsi que parlent les poètes depuis les temps immémoriaux. C’est ainsi que les mères portent l’espoir du monde baigné de féconde tendresse.

C’est ainsi que les pères reconnaissent le fruit de leur vie.

Pourtant, le faible, le fragile, le nouveau-né est la proie des passions humaines, de sa violence incessante. La folie humaine en fait un adulte avant l’âge en lui volant son enfance, en l’armant pour le meurtre, en le sacrifiant à sa volonté de domination.

Chaque jour, l’enfant est violenté, martyrisé, tué partout dans le monde en des proportions variables. Mais partout avec une détermination diabolique.

Les droits sont signés en vain par la plupart des nations. Les pleurs n’arrêtent aucune sauvagerie. Nul n’est épargné par ce fléau.

Poètes, sages, saints, prophètes et maîtres d’école, reprenez le flambeau de l’enfance heureuse. Artistes, musiciens, écrivains, bataillez sans fin.

Jeunesse du monde, embrasse la cause sacrée de l’enfance dans des poèmes.

Tous à vos claviers à chanter l’enfance et ses droits.

 

 

Le concours Poésie en liberté est né en 1998, avec comme originalité (car c’en était une à l’époque) de se dérouler via Internet, avec l’envoi d’un poème sur le site. Cela n’allait pas de soi, à cette époque encore préhistorique par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui, où ce qui semble logique était alors audacieux.

En 2018, nous avons souhaité, à l’invitation de Madame Florence Berthout, Maire du 5ème arrondissement de Paris et Conseillère régionale d’Île de France, qui a conclu ce moment, montrer que l’audace n’a jamais cessé, et que nous suivons les évolutions des nouvelles technologies, attentifs à ce qu’elles peuvent apporter à la poésie.

Julie Biet a animé, en Mairie du 5ème arrondissement, en face du Panthéon et au cœur d’un quartier historique de Paris, une rencontre-débat autour de  » La poésie à l’heure du Net « . Des écrivains, des éditeurs, un Youtubeur, un directeur de revue sur le Net, une adepte de Facebook, un autre d’Instagram, les uns étant aussi les autres, ont mêlé leurs expériences, déblayé le terrain et fait tomber un certain nombre d’idées reçues.

Stéphane Bataillon, Aurélien Clause, Jean-Luc Despax, Eric Dubois, Bruno Doucey, Mélodie Quercron ont montré qu’Internet ne permet pas tout et n’est le sésame d’aucune porte, mais qu’il peut être une chance pour la poésie, dès l’instant que celle-ci ne s’oublie pas dans les méandres de ce que peuvent être les dérives de la démocratisation. Vouloir la porter haut ne dispense ni de l’exigence ni du travail de défrichage, dans un esprit toujours ouvert.

Des constats, des incertitudes, des espérances ont été formulés, au sujet de cet univers nouveau qui intrigue et interroge. Poésie en liberté se situe toujours fermement sur la route de la modernité, aujourd’hui comme hier.

Jean-Marc MULLER, Président et Matthias VINCENOT, Directeur artistique

Voir le programme

Photographies : Christian Baron

La structure de l’espéranto, basée sur un système de radical + affixes (préfixes et suffixes) simplifie considérablement les apprentissages. En français, en anglais, on a des mots différents pour bœuf, vache, taureau, veau, génisse, étable, vacher, viande de boeuf etc. En espéranto, il suffit de connaître le radical bov- et de lui ajouter des affixes : bovo, bovino, virbovo, bovido, bovinido, bovejo, bovisto, bovaĵo. Pour un Russe ou un Chinois, la différence est énorme ! Et non seulement ça ne diminue pas la qualité de l’expression, mais au contraire cela permet très vite une créativité presque sans fin grâce à ce jeu de légo.

Chaque langue a une structure propre, mais les exceptions aux règles empêchent souvent de la repérer. L’espéranto s’appuie sur le principe de régularité, d’absence d’exceptions et d’une analyse grammaticale immédiatement perceptible. Et cette perception de la grammaire est réutilisable pour les autres langues, à commencer par la langue maternelle.

Par ailleurs, différentes expériences ont montré que l’espéranto a des qualités propédeutiques remarquables. Pratiquement toutes les langues sont propédeutiques. La première langue est plus difficile à apprendre que la deuxième, elle-même plus difficile que la troisième. La grammaire de l’espéranto permet toutefois d’acquérir plus rapidement les mécanismes d’apprentissage vers d’autres langues.

L’espéranto a aussi des effets psychologiques sur les élèves. L’aisance avec laquelle ils l’apprennent leur donne confiance en eux et les rend plus ouverts à l’idée d’apprendre une langue différente de la leur (voir sur YouTube l’expérience de Tim Morley en Angleterre avec le « Springboard to languages »). L’épanouissement culturel, dû aux contacts avec des espérantistes de plusieurs pays, permet aux élèves de s’intéresser à la géographie, à l’histoire, aux traditions des pays de leurs éventuels correspondants espérantistes (l’espéranto est parlé dans 130 pays).

De plus, l’espéranto est une langue équitable, qui met tout le monde sur le même plan. Le Rapport de François Grin au Haut Conseil à l’évaluation de l’école (voir Wikipédia Rapport Grin) évalue à environ 18 milliards d’euros par an les bénéfices pour les Britanniques de la politique actuelle favorisant l’anglais (tourisme captif pour aller apprendre la langue ; inégalité essentielle dans une négociation ; absence de frais de traductions ; pas ou peu de frais d’apprentissage des langues ; avantages culturels considérables ; édition d’ouvrages bien plus rentable ; etc). L’espéranto s’oppose à la discrimination linguistique et valorise toutes les langues, même minoritaires.

Pour des Français enfin, l’espéranto montre, entre autres, les possibilités, très sous-estimées, de l’utilisation des affixes dans notre langue, et toute la souplesse, la créativité que ceux-ci devraient nous permettre.

Pour les poètes, ses qualités de concision/expansion font de l’espéranto un outil très apprécié depuis les débuts de la langue. Il existe toute une anthologie de poèmes en espéranto.