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Quel poète peut évoquer l’homme, la nature, la vie et la mort, l’amour et la solitude, sans se sentir totalement libre : libre de ses sensations, des mots pour les dire, des pensées pour les comprendre ?

Chaque poème est non seulement une expression de chacun, mais aussi un dépassement. Et souvent un dépouillement.

Nous marchons sur des routes inconnues. Nous savons d’où nous venons, nous ne connaissons ni le chemin, ni le point d’arrivée, ni le point final.

Le poème qui écrit notre vie est un départ qui s’étire, qui se prolonge, qui se médite.

Notre itinérance est instinctive, comme chevillée à notre manière d’être.

Elle est réalisation d’un rêve inconnu, d’une vision venant du fond des âges.

La poésie est la liberté de l’éternel marcheur, qui croise d’autres pèlerins sur toutes sortes de chemins.

La poésie est liberté féconde qui dit l’avenir par des cheminements étranges et secrets.

Concourir à la poésie du vaste monde, c’est concourir à la liberté, comme à un rêve d’absolu.

Celui qui aime la poésie conjure le malheur des hommes et le goût de la mort des folies humaines.

La plume tombe du vol d’un ange sous l’immense firmament.

La plume griffonne dans les cœurs comme des mots d’espoir.

La plume survient libre dans la vie du poète et lui écrit des messages étranges et inattendus.

Poète de tout âge, écris.

Ne crains pas de dire tes espoirs, ta liberté, tes folies !

Poète, tu es l’éternelle jeunesse du monde, l’invincible joie de vivre et d’espérer.

Poète, ne crains ni les secousses, ni les malheurs, ni les surprises innombrables.

Marche, écris et chante les mélopées de ton parcours incertain.