À propos du Concours 2020

Comité d’honneur de l’association Poésie en liberté

L’engagement de nombreux membres du comité d’honneur de Poésie en liberté est une forme originale de soutien aux jeunes engagés dans cette opération à différentes occasions.

André Henry

Ancien Ministre

J’ai lu toutes ces poésies, et je me suis régalé, parce que, pour la plupart, elles sont des cris du cœur. Chacune mérite non seulement d’être lue mais d’être relue pour mieux comprendre, au-delà de la musique des mots, le « cri » de cette jeunesse que l’on sent profondément marquée par les guerres et les violences du monde. Je ne veux citer aucun des auteurs, mais je ressens chez chacun d’eux une grande sensibilité aux misères de notre monde. Une sensibilité d’où ressort un pessimisme diffus et une tristesse inavouée. Pas de poèmes enthousiastes, peu de romances « spidantes », comme certains disent. L’espérance semble en deuil.
Suis-je moi-même trop pessimiste ? Ce serait une raison de plus de relire encore ces poésies pour y découvrir les soleils cachés.

Pierre Fesquet

Comédien, Metteur en scène

J’ai été ému par ce « voyage poétique », donné par la jeunesse. Frappé par la présence, dans ces textes, de couleurs, d’images, de messages qui m’emportaient comme dans une avalanche. Non une avalanche de mots, mais dans l’avalanche poétique de la pensée ! Une pensée pleine de maturité, provenant de la vie goûtée. Goûtée pleinement.

Bravo à tous et à chacun !

Stéphanie Janicot

Journaliste culturelle à Bayard Presse, Rédactrice en chef de Muze

Voici une belle sélection de poèmes qui nous enseigne que si la poésie classique est devenue presque transparente dans notre monde actuel, elle a toujours de beaux jours devant elle, poésie lyrique chantant l’amour, le désespoir, la mémoire brûlée, l’enfance écorchée, ou poésie engagée fustigeant la guerre, les mines antipersonnel (Enfant), la bêtise humaine qu’elle produise une marée noire ou le réchauffement de la planète (Un monde sans texture). Cette sélection nous apprend que si le monde change, la nature humaine demeure, ses aspirations, ses désillusions, la difficulté qu’on les âmes sensibles à trouver leur place (sans parler de leur bonheur) dans un monde trop brutal.

Quelques textes, et cela m’a plu, tentent l’humour. Comme cette succession de Ploufs d’une Obscure Obsession, ou la personnification bienvenue d’un Paradigme. Comment ne pas sourire mais aussi s’interroger avec la pirouette de Refais ta vie (Non), ou ce carpe diem revisité sous forme de sonnet : Festival. D’autres cultivent le mystère comme ce curieux interlocuteur de Cours, vole et prie qui est plein d’enthousiasme à la première strophe mais partie vers le bonheur à la dernière, est-il homme ou femme ?

On pourra aimer la simplicité de Noir, ou être touchée, comme je l’ai été par Je ne suis pas, cette énumération qui met en relief la dernière négation qui se réfère, à n’en pas douter, à une situation réelle.

Ainsi cette sélection remet la poésie au coeur de la vie et redonne aux poètes leur place singulière, moitié dedans, moitié dehors.

Sébastien Rahon

Directeur de la Culture (Ville de Châteauroux)

J’ai été assez épaté par la qualité des poèmes. Certains sont chantants, d’autres appellent à la mélancolie, mais ils ont comme point commun d’être de grande qualité. Je me doute que la sélection est difficile.