Le concours international « Poésie en liberté » reçoit des poèmes du monde entier : c’est sa richesse. Il est le miroir des incertitudes de la jeunesse du monde. L’avenir, tant personnel que collectif, est un grand point d’interrogation.

Nous sommes touchés par la délicatesse et la vérité profondes des poèmes reçus. Cette année, l’anthologie renouvelle la présentation et la conception de leur publication.

Nous publions le 18ème volume de cette collection : au fil des ans, les poèmes retracent les préoccupations des jeunes depuis la fin du siècle dernier et durant les premières années du 21ème siècle.

Plus de cent mille personnes, provenant de 150 pays différents, ont pris part à cette aventure poétique unique en son genre.

Chaque année est un pari dont la réussite dépend de l’engagement des nombreux professeurs qui nous apportent leur soutien et surtout des milliers de jeunes talents qui aiment écrire, partager leurs passions, exprimer leurs interrogations.

La rencontre organisée chaque année à Paris est une expérience extraordinaire : les lauréats et les jurés du concours font connaissance, rencontrent des poètes contemporains et de nombreux artistes qui font vivre les arts et la culture française.

La découverte de Paris, de son rayonnement toujours vif et particulier, est une expérience qui souvent dure dans le temps. Un cercle d’amitiés nouvelles naît à cette occasion.

Le concours est simple : sujet libre, forme libre, 30 lignes ou vers au maximum. La participation commence le 1er janvier sur le site du concours.

Le règlement est directement accessible sur le site et permet à tout jeune de 15 à 25 ans d’y participer, quel que soit son parcours personnel, quel que soit le pays où il vit.

Chaque catégorie de situations est respectée : par exemple, les palmarès des lauréats distinguent les jeunes scolarisés hors de France de ceux ayant grandi dans le contexte de l’école en France. Ainsi chacun a une chance d’être primé dans sa catégorie.

Je suis sûr que cette année encore vous serez nombreux au rendez-vous.

À vos plumes ! Et bon travail de poésie !

Cela faisait quelques années que le site n’avait pas été rafraîchi. Cette toute nouvelle édition est l’occasion de redonner un coup de neuf à la plateforme du concours.

Pour cela, nous sommes repartis de zéro. Toutes les anciennes informations, les outils et autres réjouissances seront ajoutées au fur et à mesure.

La structure du site est repensée pour simplifier la navigation.

Vos avis dans les commentaires sont les bienvenus ! 🙂

Photographies de la Remise des prix du concours Poésie en liberté 2016. Elles sont réalisées par Guy Kuan le 18 novembre 2016 à la Mairie du 4e arrondissement de Paris.

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Les photos peuvent mettre quelques secondes à s’afficher. Merci de patienter…

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Photographies de la Remise des prix du concours Poésie en liberté 2016. Elles sont réalisées par Rémi Moons le 18 novembre 2016 à la Mairie du 4e arrondissement de Paris.

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Photographies de la Remise des prix du concours Poésie en liberté 2016. Elles sont réalisées par Christian Baron le 18 novembre 2016 à la Mairie du 4e arrondissement de Paris.

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Les photos peuvent mettre quelques secondes à s’afficher. Merci de patienter…

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Quel poète peut évoquer l’homme, la nature, la vie et la mort, l’amour et la solitude, sans se sentir totalement libre : libre de ses sensations, des mots pour les dire, des pensées pour les comprendre ?

Chaque poème est non seulement une expression de chacun, mais aussi un dépassement. Et souvent un dépouillement.

Nous marchons sur des routes inconnues. Nous savons d’où nous venons, nous ne connaissons ni le chemin, ni le point d’arrivée, ni le point final.

Le poème qui écrit notre vie est un départ qui s’étire, qui se prolonge, qui se médite.

Notre itinérance est instinctive, comme chevillée à notre manière d’être.

Elle est réalisation d’un rêve inconnu, d’une vision venant du fond des âges.

La poésie est la liberté de l’éternel marcheur, qui croise d’autres pèlerins sur toutes sortes de chemins.

La poésie est liberté féconde qui dit l’avenir par des cheminements étranges et secrets.

Concourir à la poésie du vaste monde, c’est concourir à la liberté, comme à un rêve d’absolu.

Celui qui aime la poésie conjure le malheur des hommes et le goût de la mort des folies humaines.

La plume tombe du vol d’un ange sous l’immense firmament.

La plume griffonne dans les cœurs comme des mots d’espoir.

La plume survient libre dans la vie du poète et lui écrit des messages étranges et inattendus.

Poète de tout âge, écris.

Ne crains pas de dire tes espoirs, ta liberté, tes folies !

Poète, tu es l’éternelle jeunesse du monde, l’invincible joie de vivre et d’espérer.

Poète, ne crains ni les secousses, ni les malheurs, ni les surprises innombrables.

Marche, écris et chante les mélopées de ton parcours incertain.

Le poète et surtout la poétesse qui veut se livrer à l’exercice le plus périlleux se risque aux sujets universels : l’amour et la mort, qui ne sont souvent qu’un seul et même motif !

La concurrence est rude d’emblée et pour une jeune femme au cœur tendre une dure épreuve !

L’amour ? Quelqu’un donne ce qu’il n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ! Constat absurde d’un grand psychanalyste du siècle dernier au sortir des ruines épouvantables de villes détruites et d’idéologies en faillite !


Parler d’amour en poésie c’est en revenir constamment à l’impossible promesse d’aimer toujours. Promesse dont l’écho gigantesque retentit de cœur en cœur et de chagrin en chagrin.

Promesse de contrôler des sentiments à jamais incontrôlables, espoir fou nourri d’un feu jailli d’un coup de foudre imprévisible, soudain, inattendu, d’une incompréhensible vitalité.

Chacun masque une partie de soi pour mieux sembler aimable, mais aussi masque une partie de l’autre pour le rendre plus désirable. Ambiguïté fondamentale où la douceur est habitée d’un soudain appétit effréné, brutal et sans retenue !

Alors la lutte pour cet amour déraisonnable, pulsion vitale irrépressible, trouve des chemins subtils qui donnent toute son originalité au débat moderne !

Le cri de ralliement des amours éternelles tient en un mot : laisse-moi être moi-même, pardonne mes fards, mes apprêtements, mes séductions, mes provocations pour attiser tes désirs !

Accepte mes multiples facettes, mes obscurités, mes mouvements de retrait, mes débordements insupportables.

J’ai besoin de secret et de mensonge, de clarté et de vérité, tout à la fois ! Notre bateau est ivre comme l’amour nous enivre !

La scène sur laquelle l’humanité joue sa variété de destinées est la création elle-même ! L’unité de sa vision réunit en un même concept la nature, le Créateur et la poésie en tant que siège du Verbe créateur.

L’audace poétique n’écarte aucun élément de ce triptyque. Sans quoi sa conception globale souffrirait d’une carence et de sa base métaphysique dont l’amour est l’incarnation la plus accomplie.

Un mot encore sur le jeu de miroir entre amour et amitié. Si l’amour est le maître-mot du destin intime, l’amitié tient la place éminente de principale vertu civique.

En tant qu’amour sans l’usage du corps, l’amitié affirme son caractère universel : tant l’amour exige l’exclusivité du corps, tant l’amitié peut s’adresser simultanément à un grand nombre de partenaires. En cela elle est le lien par excellence de la vie de la Cité.

L’aspiration à reconnaître à la femme un corps détaché de l’exclusivité du rapport amoureux reproducteur est une condition fondamentale de son entrée dans la vie sociale, de son changement de condition.

Les paroles des poètes ne cessent d’agir en nous et contribuent aux séismes de l’histoire petite ou grande. Elles sont promesses d’avenir meilleur.

Le masque parle.

Il n’est pas seulement fascination visuelle, altération du visage ou signe d’un autre monde. Il est d’abord et surtout altération de la voix, étrangeté des paroles ordinaires et discours  d’ ailleurs ou d’au-delà.

L’enfant longtemps joue au pied de sa mère et entend cette voix de nulle part, reçoit des discours étranges à la fois familiers et hermétiques.

Les théâtres à masque déforment la voix : pour qu’elle cesse d’être familière, évoque la résonnance à la fois proche et lointaine de la raison parlée et non encore comprise.


Le masque porte plus loin et au plus profond les résonances de la vie et des premiers échos de la parole. Il fascine dès la tendre enfance, agrémente les arts de la représentation, parle au plus intime de nous-même.

Tout poème est masque évoquant la plus antique émotion, révélant l’espoir de la vie.

Le poète, prisonnier de masques mystérieux, tente de les faire parler et espère que l’écho éveillé en chacun lui reviendra comme révélation de lui-même.

Le masque est un autre.

Le masque est l’autre qui se révèle par la parole. Le masque peut s’enlever pour laisser le visage dire son émotion propre, sa vie.

Indispensable en quelque sorte pour mettre en lumière, alors qu’il met dans l’ombre propice des confidences universelles.

Thomas Deslogis, Poète d’actu sur Fluctuat, se bat pour la poésie. Je lui adresse ce petit courrier avec tout le respect que l’on doit à son travail. Et pour partager avec lui une réflexion sur des éléments du contexte souvent occultés.

Vous vous alarmez de l’état de la poésie, « cet art mort, ou tout comme ».

Il serait étonnant que la poésie soit seule à souffrir de ce mal profond et, en partie, informulé que vous évoquez dans un récent article d’un quotidien français.


Je ne me place ni en juge de votre propos ni en arbitre des courants poétiques existants. Je suis aux aguets, en attente passionnée des poèmes d’auteurs jeunes ou vieux, mais vivants à tous les sens du mot. Je n’attends pas au bord du désert des Tatares. J’attends comme l’araignée dans sa toile : que la vibration me tienne en éveil…

J’attends que des quatre parties du monde, tout jeune francophone se prenne dans ma toile. Il en vient chaque année 5000. J’en garde pour publication 100, faute de pouvoir davantage, dans une anthologie annuelle. Ils ont de 15 à 25 ans, se plient aux règles nécessairement arbitraires du concours international « Poésie en liberté ».

Je reçois des perles de tous les horizons. Des poètes, des artistes, des professeurs, des amateurs exquis, des professionnels suturés de mille combats s’enthousiasment avec moi d’une passion pleine d’espoir.

Venez, Monsieur, partager ces heures inoubliables.

Venez creuser avec nous le sens des crises de la langue et de l’art et leurs sursauts inespérés.

Je vous le répète, à vous à qui je voue une estime d’homme à homme à la lecture de vos textes : la convulsion historique de la poésie est davantage une crise de mutation qu’un râle de moribond.

Mais attention : le moribond pourrait bien être la civilisation occidentale elle-même, qui donnerait en même temps l’alerte d’une menace touchant l’espèce humaine.

Compagnons des abeilles, nous voilà entraînés dans une spirale infernale. Qui annonce notre perte. La menace mortelle pesant sur la poésie ne serait alors que le symptôme cruel de notre fin qui approche.

Nous avons coupé les sarments de nos racines, cessé de lire et, peut-être, de comprendre les anciens (latins, grecs, antiques et médiévaux), cessé de respecter notre langue et nos auteurs. Et n’ayant plus de prédécesseurs, nous nous plaindrions de manquer de successeurs.

Suffira-t-il de s’accrocher au présent, à ses modes, à ses inventions techniques, ses prodigieux outils si magiques ?

Une seule question vaut d’être posée : l’humanité est-elle un bien nécessaire ? Alors la parole, donc la poésie, est nécessaire, elle aussi.

L’assassinat de caricaturistes au pays de la liberté a provoqué dans le monde une onde de choc sans précédent. Tous les acteurs de la culture se sentent concernés.

Mon cœur a froid ! Paris pleure ! La France a mal à la République !

La haine et la défiance, moteurs des guerres civiles, ont frappé ! La sauvagerie qui vient fait fi des richesses de notre culture et de nos principes de civilisation ! Des cris de vengeance s’élèvent, des visages s’enfouissent et se ferment !


Et pourtant, le drapeau tricolore à nouveau fait le tour du monde et la Marseillaise chantée sur les cinq continents rappelle ce que la Grande Nation a apporté aux peuples ! Ce mouvement inattendu et planétaire pour la liberté est le signe d’une ère nouvelle et met en lumière l’universalité de nos valeurs.

Sans doute vivons-nous un événement qui bouleverse la conscience de tous ! Vivre ensemble est l’enjeu d’un monde multiculturel où les frontières sont poreuses et les migrations des faits à penser à frais nouveaux.

Le trouble marque les esprits, les répliques du séisme vont se multiplier.

Chacun devra se préparer à penser autrement. Pour sauvegarder les valeurs de liberté et de démocratie, une nouvelle résistance spirituelle viendra exiger un monde de partage et d’humanisme !

Au bord de l’hiver qui gagne nos pays, y compris ceux de vieille démocratie, chacun est tenu de prendre sa part du combat. A Poésie en liberté  la jeunesse écrit, en appelle à la Poésie et à la Liberté ! Elle exprime dans toutes les contrées et au milieu de tous les peuples que la vie est sacrée, que la survie du genre humain dépend de notre capacité à vivre ensemble !

Un nouvel espoir est né et les attentats ne pourront le tuer !