Dans un monde globalisé, l’enracinement des sociétés et des cultures se construit à frais nouveaux. Il puise dans les trésors du passé et élabore ses pressentiments pour l’avenir. Chacun tient son rôle dans la transmission des langues et des cultures. La jeunesse en est l’élément pivot : à l’étude auprès de ses maîtres et en promesse du monde de demain.

Dans ce mouvement historique, le choix posé modestement ici est de rabattre la création poétique dans la culture littéraire commune, largement dominée par le roman. La poésie peut sortir de son cadre souvent confidentiel et reconquérir la faveur du grand public.


Elle exercera ainsi sa force prophétique d’antan et saura à nouveau inspirer la création artistique. Sa souplesse et sa facilité d’adaptation, par son format, aux nouveaux systèmes de publication, d’édition et de diffusion lui promettent une indiscutable jeunesse. Ces perspectives se vérifient par la vitalité de la poésie sur internet.

Le concours international « Poésie en liberté » tient chaque année sa place dans ce large mouvement avec ses cinq mille poèmes de quatre-vingt pays différents. Il est ouvert aux jeunes de 15 à 25 ans : il rassemble en une grande compétition les amoureux de la langue française et donne l’occasion d’une belle rencontre à Paris entre tous ces talents. En y rencontrant des écrivains reconnus, une toile de passion se tisse d’année en année formant une source abondante où chacun peut trouver de nouvelles ressources.

Concours de poésie à l’occasion du Sommet de la Francophonie.

J’ai le plaisir d’inviter les participants du concours Poésie en liberté, ainsi que les amis qui nous soutiennent depuis toutes ces années, à participer au concours de poésie décrit ci-dessous.

Je lance cet appel exceptionnel en faveur d’un concours sans limite d’âge pour soutenir le prochain Sommet de la Francophonie.


Poésie en liberté contribue depuis sa création à la défense de la langue française : en 16 ans, nous avons reçu plus de 30 000 poèmes de 150 pays francophones et non francophones (poèmes envoyés par des jeunes de 15 à 25 ans). Nos recueils annuels en montrent la qualité et la diversité.

En préparation du prochain Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Dakar le 29 Novembre prochain et dans le cadre de la Journée du français dans les organisations internationales (JFOI) qui accompagnera ce Sommet, l’Assemblée des Francophones Fonctionnaires des Organisations Internationales (AFFOImonde) organise un concours de Poésie.

Ce concours, qui se termine le 31 octobre, est gratuit et ouvert à tous.

Le gagnant sera invité au 2ème Forum mondial de la langue française (Liège 2015), ses frais de voyage et d’hébergement seront pris en charge par l’AFFOImonde pour toute la durée du Forum.

Toutes les informations inhérentes à ce concours sont accessibles à cette adresse : http://www.affoimonde.org/poesie.php

Caroline a mis sa voix au service de la poésie : et le verbe s’est fait chair !

Sa vibration nous la rend, à la fois proche et lointaine.

La poésie parlée, dite à un public physiquement présent, agit d’une manière autrement puissante : l’artiste est un orateur de substitution qui réagit au moindre signal du public, au bruit d’une chaise, au rire étouffée ou irrésistible, au silence plus dense. La lecture y puise de nouvelles modulations, y réagit avec une volonté nouvelle de toucher et d’éveiller.


L’oreille n’a pas de paupière et ne peut échapper à la musique et à la force créatrice des mots.

Pour l’artiste, la parole fait l’objet de soins intenses et ne peut céder au formatage des systèmes de communication (différent pour un feuilleton ou pour un article de presse, mais structuré en nombre et en niveau de langage selon des méthodes statistiques impératives : la langue de bois et le langage formaté ne faisant qu’un).

La capacité à toucher le public s’arme du texte de l’auteur et du talent de celui qui lit. Du René Char servi par le talent de Caroline Beaune est un moment unique.  Je dis bien « servi ».  Jamais Caroline ne s’attribuait le mérite de la performance. Trop consciente de ce qu’elle devait à l’auteur, à la cohorte des comédiens, des professeurs, des artistes qui façonnent une culture.

L’émotion maîtrisée traverse l’artiste. Il laisse le passage, cède la priorité à la plus haute tradition, à celle qui a préparé l’esprit du public présent à être réceptif au génie de la langue et à l’expression sublime des émotions.

L’humilité des grands artistes n’est pas une minauderie. Elle vient de la conscience qu’ils ont  de leur place dans la grande chaîne de la culture vivante d’un peuple. Caroline Beaune est de ceux-là.

« Ici et maintenant » : autour de la poésie, le débat est récurrent de savoir si le poème plus que toute autre forme littéraire peut prétendre à un rapport particulier avec la réalité, à une sorte de détachement, à une tour d’ivoire, à la solitude impavide du stylite.

C’est oublier que les stylites, ces sages perchés perpétuellement au sommet d’une colonne, ont sans doute constitué le premier réseau internet de personne à personne dans l’histoire humaine.

Nombreux étaient les pèlerins avides de sagesse qui s’arrêtaient au pied de la colonne pour leur demander conseil.


Le stylite confiait à cette occasion des messages par le truchement de leurs visiteurs à d’autres stylites : le pèlerin comme le poète n’arrête jamais sa divagation et va consulter ailleurs auprès d’autres sages une lumière nouvelle … un jour ou l’autre. Ce n’est pas aussi rapide que le clavier instantané du moderne réseau social. Mais ces hommes avaient l’éternité devant eux.

Ainsi une toile de sagesse et de savoirs confrontés, laissant le temps au silence et à la  méditation,  se tissait à travers le monde civilisé au vu et au su de tous ceux qui cherchaient à comprendre les dieux et les hommes.

Nous donnons à cette aire de civilisation le nom étrange de monde connu, par un de ces étonnants détournements subjectifs. Nous le croyons surtout connu de nous : en fait il était d’abord connu de lui-même du haut des colonnes qui trouaient sa géographie. N’est-ce pas l’effort décisif de Socrate, l’interrogateur perpétuel, qui demande de se connaître soi-même ?

Ainsi ceux que l’on croyait les plus détachés des choses de ce monde étaient sans doute inscrits le plus concrètement dans les réalités de leur temps : hic et nunc, ici et maintenant.

Les poètes ne sont pas moins stylites qu’eux. Et dire qu’on les prend souvent pour les ordinaires stylistes de l’art pour l’art.

« Où est partie la poésie ? »

Sous ce titre nostalgique, un journaliste de « Causeur » a commis en mars dernier un article désespéré sur l’état de la poésie en langue française et en France. En contre-point, il rapporte le poème lu au moment de l’intronisation du Président Barack Obama en janvier 2009 : scène qu’il sent impensable au pays de Descartes et de Voltaire !

L’enquête méritait peut-être d’être un peu plus poussée : notamment au-delà de ce type de cérémonies. Le sort de la poésie se lit aussi dans l’état de l’édition et de la pratique électronique.


Il s’agit cependant d’un beau plaidoyer pour le retour de la poésie, puissante, belle, « spirituelle ».

Cet article présente à la fois l’avantage de donner l’alerte et de confirmer la commune ignorance et l’évident désintérêt sur le sujet.

Je ne suis pas poète. Je ne défends ni éditeur, ni boutique, ni institution culturelle poétique quelconque. C’est dire que je les soutiens indifféremment toutes.

Allons-y : prenons le problème à la base. C’est-à-dire chez les jeunes.

  • Un vœu (pieux ?) : faisons-les lire et écrire. De la poésie par exemple.
  • Soyons persévérants, car en effet on part de loin.
  • Gagnons la complicité de poètes et d’institutions d’éducation et de formation.
  • Organisons une grande manifestation annuelle à Paris pour couronner des poètes
  • Publions les meilleurs textes dans une anthologie diffusée largement

Programme simple et sans doute peu onéreux. Je suis certain qu’il en séduit plus d’un.

Je vais à présent faire un aveu : ce programme a été élaboré dans un lycée de Seine-Saint-Denis par un groupe de lycéens et leurs professeurs. Dès qu’il a émergé, toutes sortes de gens bien intentionnés ont avec enthousiasme voulu en faire un projet de banlieue avec ses poncifs, ses rubriques obligatoires sur le « racisme », la « diversité culturelle », la découverte des « autres poésies ».

La décision lucide qui s’est imposée aux initiateurs a affirmé le caractère inconditionnel de la poésie, son absolue liberté.

C’est ainsi qu’est né en 1998, le concours international Poésie en liberté. En 16 ans près de cent mille participants de 150 pays francophones et non francophones. 15 anthologies publiées (60000 volumes), la 16ème est en cours.

A votre bon cœur, admirateurs de Joachim du Bellay qui nous a légué cet esprit conquérant dans sa Défense et illustration de la langue française.

Amis de la poésie de « Causeur » et d’ailleurs, séchons nos larmes et retroussons nos manches !

Comptons sur l’enthousiasme et la force créatrice de la jeunesse !

PS. Je tiens à remercier ici la personne qui m’a envoyé le numéro de « Causeur » pour attirer mon attention. Il s’agit d’un modeste Curé de campagne qui souhaite rester anonyme. Merci Joseph.

Chaque poème est un beau cadeau parce qu’on s’y livre en toute sincérité. Le sens que l’on transmet par son poème, les images et les émotions qui lui servent de véhicules, trouvent écho et enrichissement chez le(s) lecteur(s).

Selon la pensée de Paul Ricoeur, la vérité se situe en aval et non en amont d’un texte. Entre le moment de l’écriture et le temps de la lecture, plus le délai s’allonge et plus le texte s’enrichit de sens nouveaux et divers.

Tout poème en tant qu’effort sur soi-même est à tout point de vue sans prix, d’une valeur inestimable.


Chaque fois qu’on lui accorde un prix littéraire, on le détache de sa transcendance pour le faire entrer dans le monde de la production : il devient alors objet de marchandage intellectuel qui doit faire consensus entre des jurés ou juges. On peut alors lui donner un « prix ». Le cadeau est récompensé. L’auteur qui reçoit un prix représente tous les autres, il est redevable aux mots de la langue et de la culture dans lesquelles il s’exprime et qui le portent. Il revisite les textes du passé et ceux d’aujourd’hui dont il partage les contenus et les formes les plus intimes.

Les auteurs forment l’immense cortège de la langue vivante et créative, même quand leur poème demeure inconnu. Ils participent au sens fort du terme à l’effort de création de leur culture qui ne pourrait exister sans eux. Leur poème est lu : son sens est enrichi par les lecteurs. Il marque de sa trace indélébile leur mémoire.

Ainsi tout texte travaille en nous et poursuit sa trajectoire : l’auteur peut y revenir et lui donner une force neuve pour d’autres défis.

Le poème envoyé est un cadeau : comment sera-t-il reçu ? Avec bienveillance, avec scepticisme ou avec des pincettes ? Après tout, c’est un vrai risque où l’on s’expose, où l’on se confie et où toute intimité est légitime.

Tout don appelle un contre-don pour apaiser les tensions, payer un prix en contre-partie. Les prix décernés sont une partie de la rétribution. Ils ne récompensent pas tous les participants. Alors, et les autres qui sont l’immense majorité ? Eux ont droit au silence, à l’anonymat protecteur. Personne ne connaîtra jamais le nom de l’auteur sans récompense : ni les membres du comité de lecture ou du jury, ni les organisateurs du concours. La machine informatique permet la sauvegarde secrète des données et l’espoir de la maturation du participant à l’occasion d’autres échéances. C’est comme si le poème restait dans un carnet secret qui ne sortirait jamais du tiroir le plus secret de la chambre la plus retirée.


Mais un contre-don a été opéré par la lecture des poèmes écartés. Du temps a été offert. Chaque texte a retenu l’attention et a été discuté. Et c’est précisément ainsi que le risque pris est récompensé : un poète, un artiste, un étudiant, un ancien lauréat et des passionnés de poésie ont parlé de chaque poème avec respect, curiosité et bienveillance, conscients du poids de leur décision.

Le don accompagné de son contre-don apporte le pardon. Pardon de ne pas publier plus de poèmes, pardon de ne pas envoyer aux milliers de jeunes poètes un message et un avis, pardon de parfois décevoir des talents qui ont déjà un beau palmarès à leur actif ! Nous vous tendons la main pour faire route ensemble ! Pour faire vivre la langue, la fraternité, la rencontre !

« Appel du Recteur de l’Académie de Créteil. Demande de contact téléphonique avec le Proviseur adjoint. Urgent » (Mot collé sur la porte de mon bureau en l’an de grâce 2000 par la gardienne du lycée Henri-Wallon à Aubervilliers).


Le Recteur de l’époque était un passionné de navigation, un vieux loup de mer, habile au gouvernail de son voilier. Il savait affronter vents et vagues,  paysages mouvants et imprévisibles de l’océan. Solitaire au milieu de l’incertain, d’un monde sans repère fixe, sans stabilité rassurante. Qualité indispensable à un Recteur de Créteil, me dira-t-on. Comme ces caravaniers qui traversent tous les six mois l’immensité désertique sans jamais reconnaître de paysages familiers : le vent a déplacé les dunes, les a modifiées pour perdre le commerçant dans les sables.

Le poète a de secrètes connivences avec ces solitudes : troublé par la houle de ses émotions, le flux des mots et des images.

Pendant un bref instant, j’ai cru que le Recteur voulait me parler poésie, en particulier de Poésie en liberté qui entrait dans sa troisième année. Il n’en était rien.

Fonctionnaire respectueux, je lui avais adressé une demande d’autorisation d’exercer une activité de « commerçant non-sédentaire » ( marchand de foire, de marché, de brocante en d’autres termes). Il n’avait jamais vu cela ! Je ne le connaissais pas, il ne me connaissait pas. Je lui ai parlé de ma passion de découvrir des villes inconnues, de croiser des marchands de partout, de tous ces commerçants sans feu ni lieu qui s’accrochent au bord des marchés du monde pour survivre et se hisser un jour parmi les sédentaires. Il m’accorda son autorisation. Je ne l’ai jamais rencontré. Jamais je ne lui ai plus parlé à nouveau. Tout était dit. De solitude à solitude, des liens étaient tissés à jamais.

C’est bien plus tard que j’ai compris la proximité des solitudes humaines, parce que tout mouvement est un mouvement vers l’autre. Même le sentiment de peur qu’inspire l’inconnu. « L’homme est pour l’homme un loup, non un homme quand on ne sait pas quel il est ».
L’enfant à naître quitte la sécurité absolue du ventre de sa mère qui lui dispense tout selon ses besoins. Il est comme l’oisillon qui casse la coquille de l’intérieur. Une dynamique irrésistible le met en mouvement vers l’inconnu. Son choc à la naissance est un cri. Il se recroqueville, jette un regard d’incompréhension sur le monde.

Il entre dans un monde où il apprend. Où il s’attache.  Où l’on parle, où il est appelé à parler.

Ainsi la parole du poète délivre elle aussi de la solitude où plonge chaque humain à sa naissance.

« L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement » (citation de 1903)

Nombreux ont été les hommes, en 1914, qui ont vu les nuages s’amonceler et les signes avant-coureurs de la catastrophe. Ils comprirent dès longtemps que pour vaincre un ennemi puissamment armé, les soldats devront être cruels, haineux et sans pitié. La violence ne connaîtrait plus de frein : les moyens d’extermination prodiguées par la puissance industrielle des grandes nations d’Europe feraient de la mort elle-même une industrie.


Cette épouvantable expérience ravalerait les humains à une espèce inférieure aux animaux qui ne tuent que pour manger.

Sans doute au fond de l’enfer, certains n’ont pas abdiqué leur dignité. Des héros ont combattu tout en étant capables de sentiments fraternels non seulement envers leurs compagnons de combat, mais même envers leurs adversaires sur le champ de bataille.

Leur vision de la vie s’en est cependant trouvée bouleversée. Les choses ne seront plus jamais comme avant. Le siècle s’est emballé pour finir dans les ruines fumantes d’un continent qui a entraîné deux fois le monde dans sa folie.

Le Républicain assassiné quelques jours avant le déclenchement du cataclysme espérait de toutes ses forces que la devise de « liberté-égalité-fraternité » serait plus forte que la folie et la volonté de puissance d’une poignée de va-t-en guerre.

Cet homme, dont vous avez sans doute deviné le nom, aimait aussi la poésie. Il a laissé quelques poèmes. Est-ce si surprenant ?

Création du prix Jean Jaurès 2014

Ce prix est dédié aux Combattants de la Grande Guerre et à tous ceux qui ont cherché à l’empêcher, comme Jean Jaurès : à la veille de la guerre 1914-1918, Jean Jaurès, infatigable militant de la paix, a été assassiné. Ses restes reposent à présent au Panthéon, où la République honore ses Grands Hommes.

Ce qui est peu connu, c’est que ce grand tribun a aussi écrit de la poésie.

VOUS POUVEZ ENVOYER UN POÈME SUPPLÉMENTAIRE !

Pour participer au prix spécial, nous vous demandons :

  • de choisir parmi les poèmes de Jaurès l’un des titres (voir ci-après). Ce sera le titre de votre poème. Vous êtes libre du contenu de votre poème.
  • de respecter les règles du concours (30 lignes ou vers au maximum)
  • de marquer « Prix Jean Jaurès 2014 » au-dessus de votre poème
  • d’utiliser le même formulaire de participation sur le site

Pour vous permettre d’avoir le temps d’écrire votre poème nous prolongeons un peu l’accès au formulaire de participation, mais ne tardez pas trop !

Voici la liste des titres des poèmes de Jean Jaurès proposés :

    • Comme un rêve
    • Étude de nuages
    • Le blé
    • Le nuage et l’oiseau
    • La couleur fille de la lumière
    • Dans le bleu
    • Sous les étoiles
    • La musique éternelle
    • Tambour et violoncelle
    • La voix des choses
    • L’âme de la terre
    • Rêve étoilé
    • Dans l’espace
    • Le secret de l’univers
    • Descente dans l’infini
    • L’étonnement éternel
    • Ivresses panthéistes
    • L’âme et Dieu

Ecrire est un exercice qui nous transforme. La poésie nous fait cheminer sur de nouveaux territoires.


Se dépouiller des encombrements intérieurs, de ce qui nous empêche de voir, sentir, entendre. De l’ego qui envahit, de l’angoisse qui embrouille, de la vanité qui gonfle le verbe.

Ecrire est un cheminement intérieur, une sorte de pèlerinage où l’on apprend à « bien marcher », à trouver le bon rythme, à respirer. On y croise l’autre à qui l’on parle, à qui le poème s’adresse. Cet autre moi-même, frère en humanité. Il s’agit d’être capable d’une rencontre vraie. De voir l’homme dans le pauvre et non le pauvre dans l’homme.

Se dépouiller des banalités de langage, des stéréotypes, des sentiments superficiels. Exiger des mots une pensée claire et des émotions authentiques. Dépouiller la langue comme on dépouille l’âme : pour toucher, raconter une part intime de soi ou un aveu au monde.

Chaque histoire, grande ou petite, personnelle ou collective, porte en elle cette force troublante, ambiguë, bouleversante, quand on refuse la facilité  et qu’on la libère des banales tentations.

Rire ou courir, pleurer ou raconter : peu importe ce que le poème nous apprend. Il est invention de soi et parole à l’autre.